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Investissements d'avenir

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Historique

Depuis les années 60, l’ENS possède sur la commune de Saint-Pierre-lès-Nemours une station biologique, sur un domaine de 80 hectares, qu’elle dédie dans les années 90 à la recherche en écologie. Michel Loreau, Jean Clobert et Luc Abbadie, respectivement professeur à l'Université Pierre et Marie Curie et directeurs de laboratoires CNRS à l'Ecole normale supérieure, ont reçu en 2000 le soutien de l’ENS et du CNRS pour faire évoluer cette station vers une plateforme de recherche d’envergure internationale, donnant ainsi naissance au projet du « Centre de Recherche en Ecologie Expérimentale et Prédictive » (CEREEP). En 2005, avec l'aide financière de la Région Ile-de-France, le projet est confié au Professeur Régis Ferrière de l'Ecole Normale Supérieure qui programme le développement actuel du centre et engrange la dynamique de ll'Ecotron IleDeFrance en 2006. Depuis 2010, l’ENS et le CNRS ont placé le développement du projet sous la responsabilité de Jean François Le Galliard et de Gérard Lacroix, chargés de recherche au CNRS. Le CEREEP-Ecotron IleDeFrance est inscrit dans les projets d'envergure nationale et internationale du CNRS (Très Grand Instrument de Recherche Ecotrons depuis 2009, Réseau National des Stations d'Ecologie Expérimentale depuis 2010, projet français et européen AnaEE). Le Centre a vocation à continuer son développement pour servir au mieux la recherche en écologie expérimentale nationale dans le futur.

 

 

Description du domaine de la station de Foljuif

Le domaine de la station de Foljuif est une propriété de l'ENS et comprend des pelouses, friches et forêts, qui s’étendent sur une zone inférieure alluvionnaire en partie inondable, et sur une zone supérieure de plateau. Située en marge des espaces naturels remarquables de la vallée du Loing et de la forêt de Fontainebleau et du bois la Commanderie, les espaces naturels du CEREEP offrent une combinaison unique et protégée de milieux tous ouverts à l'étude, à l'expérimentation et à la protection des écosystèmes. Le centre offre un cadre idéal pour la recherche en écologie expérimentale et observationnelle, mais aussi pour l'organisation de cours, de stages ou de groupes de travail grâce à un ensemble de 1800 m2 environ de locaux et d'espaces expérimentaux. De nombreux projets de recherche s'y déroulent depuis les années 90 et le centre est devenue une référence dans le domaine de l'écologie expérimentale et du développement d'équipements de recherche.

 

 

Infrastructure de recherche CNRS

Une très grande infrastructure de recherche est un outil établi en vue de mener une recherche propre d’importance et pouvant assurer une mission de service pour une ou plusieurs communautés scientifiques de grande taille. Son coût de construction et d’exploitation est tel qu’il justifie un processus de décision et de financement concertés au niveau national, et éventuellement européen ou international, et une programmation pluri-annuelle. Sa gouvernance est centralisée et ses orientations et son évaluation sont assurées par des comités scientifiques de haut niveau. Son accès est ouvert à tous sur la base de l’excellence scientifique.

L'IR Ecotrons du CNRS

Ce grand équipement scientifique permet d'étudier en conditions contrôlées les réponses des écosystèmes, des organismes et de la biodiversité aux modifications de l'environnement, comme le changement climatique. Grâce aux Ecotrons, les scientifiques peuvent isoler des portions d'écosystèmes naturels ou artificiels dans des enceintes, les soumettre à des variations de climat et de contraintes très variées, et étudier les relations structure-fonctionnement. Sur l’ensemble des plateaux expérimentaux, des consortiums internationaux d'équipes de recherche peuvent ainsi déterminer les mécanismes de régulation des cycles du carbone, de l'eau, des minéraux, des émissions de gaz à effet de serre ainsi que les mécanismes de structuration et d’évolution de la biodiversité. L'IR Ecotrons du CNRS regroupe actuellement l'Ecotron Européen de Montpellier et l'Ecotron IleDeFrance.

Définition d'un Ecotron

Le réseau de plateforme TGIR Ecotrons financé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et géré par l’UPS 3019 du CNRS définit un Ecotron comme une infrastructure qui « permet simultanément de conditionner l’environnement d’écosystèmes naturels, simplifiés ou complètement artificiels et de mesurer des processus générés par les êtres vivants présents dans ces écosystèmes, notamment les flux de matière et d’énergie. Son principe est de confiner les écosystèmes dans des enceintes totalement ou partiellement étanches (e.g. étanche en matière mais pas en énergie). Le contrôle environnemental et les mesures en temps réel sont suffisamment précis pour permettre de tester des hypothèses ou des modèles de fonctionnement. D’autres mesures ponctuelles, in situ et ex situ, sur des échantillons prélevés complètent ces mesures en ligne. Un nombre suffisant d’enceintes de confinement, indépendantes, est nécessaire pour assurer l’étude de plusieurs facteurs en interaction, dans un cadre d’inférence statistique ».

Des liens pour en savoir plus sur les très grandes infrastructures de recherche: